LA CHRONIQUE DE JPP - ACTE 26



Mardi 25 Février 2020

DOUCHÉS, MAIS PAS COULÉS.

Toutes les séries ont une fin. Celles des victoires consécutives des Columérins (9) s’est interrompue vendredi à Mont-de-Marsan (12-16), face à une équipe en net regain de forme depuis quelques semaines et coupeuse de têtes : après Perpignan, Colomiers.

Une averse échappée d’un cumulonimbus est venue doucher le bel élan des joueurs de la Colombe sans pour autant les noyer. Et un point de bonus a récompensé leur cœur énorme en défense. D’autant plus qu’ils ont longtemps évolué en infériorité numérique après le carton rouge (une première cette  saison) infligé à Grégoire Maurino dès la 25e minute et le jaune (une très mauvaise habitude) à Josua Vici juste avant la mi-temps, tous deux pour des plaquages dangereux. L’indiscipline, toujours l’indiscipline… Le point - celui-là peut être qualifié de gros - noir du parcours des Haut-Garonnais.

Ceux-ci n’ont pas affiché la sérénité d’un leader. Ils ont manqué de maîtrise, de précision : cinq touches et trois mêlées perdues, aïe la conquête ! Mais avec un ensemble profondément remanié (onze changements dans le XV de départ), une nécessité pour ce deuxième match en cinq jours, et rajeuni (neuf joueurs de moins de 23 ans), ils ont fait front. Et si leur maillot jaune n’a tenu qu’à un fil lors de cette 21e étape de Pro D2, il est toujours sur leurs épaules, avec une longueur d’avance sur les Perpignanais.

Il n’y a aucun caractère dramatique à chercher dans l’accroc landais. Le grand Merckx ne gagnait pas toutes les étapes des Tours qu’il dominait. Les joueurs ne sont pas des robots et la défaite fait partie du sport. Il faut l’accepter et en tirer les leçons. La jeunesse columérine, appelée à s’exprimer à Mont-de-Marsan, doit savoir « qu’on apprend peu par la victoire, mais beaucoup par la défaite ». C’est ce que dit un proverbe japonais.

Il est cependant nécessaire de rebondir. Espérons-le dès ce prochain vendredi, à Michel-Bendichou, face à Oyonnax, le quatrième, afin de repousser sa menace. Le club du Haut-Bugey est revenu à six points à la faveur d’un succès, poussif, sur Béziers. Encore un hors catégorie à escalader.  « Il n’y a qu’une  réponse à la défaite, c’est la victoire », prétendait Winston Churchill.

Au coup d’envoi de la saison, l’objectif était un maintien sans frayeur, voire mieux si possible. Les bons résultats de l’automne ont permis de hausser le curseur pour viser le Top 6, le clan des qualifiables. A ce jour, le septième est à dix-sept points. Maintenant, au sortir d’une période hivernale sans frimas, l’idée d’une place dans les quatre au final trotte forcément dans les têtes columérines.

En attendant, cette première place, très belle au demeurant, doit encore être considérée comme anecdotique et ne pas embrumer les esprits. Il faut raison garder. Il reste neuf journées. C’est long. Mais, si à l’amorce du sprint final elle est, comme la deuxième, toujours dans la ligne de mire, pourquoi pas…

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