LA CHRONIQUE DE JPP - ACTE 12



Lundi 11 Novembre 2019

UN BON TIERS.

La Pro D2 est un marathon. Tout le monde le répète à l’envi. En ce dimanche rythmé par des giboulées de novembre – elles bénéficiaient d’une dérogation accordée par leurs cousines de mars qui, de toute façon, ne tombent que rarement en mars –, s’est achevée la dixième journée. Mine de rien, le premier tiers de cette compétition de longue haleine est bouclé.

Il y en aura évidemment deux autres et pourquoi pas – Chut ! Faut pas le dire ! – un quatrième (?) au printemps. En guise de savoureux supplément. Lorsque le Toulonnais Jules Muraire (Raimu) expliquait la recette du picon-citron-curaçao à  l’Alsacien Pierre Fresnay, il y avait bien quatre tiers dans cet inoubliable cocktail marseillais signé Marcel Pagnol. Ça dépendait de leur grosseur, peuchère. Pardon pour la galéjade.

Pour l’heure, restons dans la norme en appréciant le succès dominical (40 à 15) acquis aux dépens de coriaces Carcassonnais, au terme d’un match des plus intéressants à vivre. Un succès bâti à partir de séquences défensives de haute volée, de solidarité, de discipline, de talent offensif aussi. Cela fait quatre  ingrédients pour la recette d’une belle victoire, la sixième de la saison, la troisième consécutive. De quoi qualifier de bon, de très bon même, ce tiers de championnat conclu au cinquième rang, à deux points du podium, avec seize longueurs d’avance sur la zone rouge.

Si la Colombe tient la distance, peut-être pourrions-nous rêver, sans trop l’avouer, d’un quatrième tiers au mois de mai. Chut ! Une galéjade disons-nous.

Bon, bon, bon, comme dirait un président, le navire columérin vogue beaucoup mieux que le « Pitalugue » de Monsieur Brun (quand on aime Pagnol…), le seul bateau qui tournait autour de l’hélice. N’est-ce pas Maurice. Ça, c’est pour la rime.

La performance dominicale a cependant été noircie par la grave blessure au tendon d’Achille de Damien Weber une minute à peine après son entrée en jeu. Le « Fish » ne méritait pas ça. Mais dure est la loi du sport, et du rugby en particulier. Ses coéquipiers penseront fort à lui en se rendant, dès vendredi, à Vannes pour le début du deuxième tiers. Depuis l’accession des Bretons en Pro D2, Colomiers n’y a jamais gagné en trois déplacements. En attendant savourons. Et même arrosons. Avec modération.

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